Tremplin Carnot Interfaces | L'imagerie médicale de demain : l'échographie osseuse
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L’imagerie médicale de demain : l’échographie osseuse

L’imagerie médicale de demain : l’échographie osseuse

Guillaume Renaud est chercheur au CNRS. Au LIB (Laboratoire d’Imagerie Biomédicale) depuis 2014, il travaille sur les questions d’échographie médicale et de simulations numériques pour l’acoustique, des domaines prometteurs pour la médecine et le diagnostic de demain. Il nous explique ses recherches et les avancées qu’elles devraient permettre dans le champ médical.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Après une thèse au cours de laquelle j’ai travaillé sur l’évaluation du micro endommagement des os grâce à l’acoustique non linéaire, j’ai développé un véritable intérêt pour la caractérisation des tissus osseux par des ondes ultrasonores. Je suis alors parti en post-doctorat aux Pays-Bas, dans un hôpital, pour travailler avec des experts en échographie. C’est à ce moment-là que j’ai côtoyé des sismologues qui développent l’imagerie des structures des sous-sols par l’analyse des ondes élastiques sismiques. Je me suis dit que si les sismologues peuvent le faire, nous devrions y arriver dans le domaine de l’échographie médicale (pour le moment, l’échographie ne fonctionne pas sur les os).

Quelles sont les avantages du développement de l’échographie osseuse ?

Pour l’instant, nous travaillons sur des échographes de recherche mais cette démarche pourra s’appliquer sur un échographe d’hôpital et pour le diagnostic osseux notamment chez les enfants pour lesquels l’utilisation répétée du scanner n’est pas recommandée. Nous avons posé la première brique en développant l’imagerie anatomique intra-osseuse. Ces travaux sont aussi intéressants pour mesurer la circulation sanguine dans le tissu osseux (dit os cortical). Pour l’heure, aucun appareil médical ne permet de faire cela. Les flux sanguins sont détectés en répétant très rapidement l’imagerie anatomique.

La suite du projet ?

Nous avons reçu des financements ANR, Émergence Sorbonne Université et SATT Lutech pour soutenir ces travaux. Le prochain pas va consister en une preuve de concept sur 30 volontaires humains avec l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. A terme, nous étudierons les possibilités d’utilisation et de commercialisation de cet outil dans le milieu médical.

Vos autres projets ?

Je travaille aussi à l’amélioration de l’échographie de contraste afin d’obtenir des images de meilleure qualité pour les diagnostics médicaux. L’injection de produit de contraste permet de révéler les flux sanguins. Les échographes actuels génèrent des défauts dans l’image qui pourraient causer de fausses conclusions.